À l’écoute des choix qui se présentent
Par Prema
Octobre : on se met à l’écoute des choix qui se présentent, on s’accorde du temps pour réfléchir. Et ça prend forme tranquillement.
Quelles énergies prédominent pour nous, auditeurs et auditrices de Radio Gandharva Gana ?
C’est ainsi que je formule la question pour interroger le Tarot de Marseille. Mais bien sûr, ces énergies, ces forces qui s’écoulent, sont collectives.
C’est comme de la pluie qui tombe.
Les gouttes ne choisissent pas où tomber : elles tombent de façon indifférenciée.
Pour les énergies et les forces qui traversent la nature, c’est pareil : elles circulent et le collectif les reçoit.
Le Tarot de Marseille est un support pour mettre ces mouvements en évidence.
En observant les lames que le Tarot présente, nous pouvons devenir davantage conscients des enjeux de la vie.
Vous pouvez bien entendu affiner ce tirage collectif en pratiquant un tirage individuel.
Par expérience, je constate que les deux tirages s’accompagnent et se complètent tout à fait.
Deux lames majeures :
VI – L’Amoureux
II – La Papesse
Une lame de figure :
Le Valet de Deniers
Deux lames mineures :
Le Deux de Bâton
L’As de Deniers
Écouter → Laisser mûrir → Expérimenter → Ancrer → Construire
Le mois de septembre a été un mois de transition.
Le Tarot nous montrait prêts à accueillir une nouvelle impulsion pour avancer autrement.
Dans le tirage du mois d’octobre, cette nouvelle impulsion trouve maintenant un ancrage pour se mettre en place avec l’As de Deniers.
« Ce qui a commencé intérieurement cherche maintenant une première forme concrète. »
Cette mise en place est soutenue par une énergie qui se régule, une énergie calme et tranquille, représentée par le Deux de Bâton.
Le nombre deux exprime :
Nous retrouvons bien l’énergie du feu avec le Bâton, mais encore à un niveau très jeune.
Cette énergie de gestation est pourtant essentielle, parce qu’elle va permettre de faire grandir quelque chose.
Le deux, c’est la graine qui rencontre la terre.
Il représente la mise en contact, la relation, puis le temps nécessaire avant la germination.
L’autre énergie présente dans le tirage est celle de la terre, avec l’As de Deniers.
Il représente un point d’appui dans le matériel.
Quelque chose de physique, de concret, de tangible commence à apparaître.
L’As de Deniers peut lui aussi être vu comme une graine.
Voyons maintenant la figure qui permet cette mise en place.
Pour ce tirage du mois d’octobre, c’est le Valet de Deniers qui apparaît.
Le Valet représente une part de nous qui apprend, une part de nous qui expérimente.
Cette figure correspond parfaitement aux deux énergies de commencement que sont le Deux de Bâton et l’As de Deniers.
« Quelque chose est en train de se bâtir, encore à tâtons. »
Une part de nous observe.
Une part de nous s’applique pour que cela prenne une forme tangible.
L’ensemble de ces trois lames indique que ce qui prédomine est en construction.
Les lames majeures sont comme le ciel de l’existence.
Elles parlent d’énergies plus subtiles, plus profondes.
Les deux lames majeures du mois d’octobre sont :
VI – L’Amoureux
II – La Papesse
Ce sont toutes deux des lames paires, donc des lames réceptives et passives.
Elles appartiennent au premier septénaire et parlent de la mise en place de notre existence sur le plan terrestre.
VI – L’Amoureux, Tarot de Pierre Madenié, Dijon 1709
La lame de L’Amoureux est celle du choix existentiel.
Le personnage central semble accaparé par deux personnages : l’un à droite, l’autre à gauche.
Au-dessus, un troisième personnage, un ange, oriente sa flèche vers son cœur.
« Le choix juste est le choix du cœur. »
Cette lame était déjà présente dans le tirage de la Nouvelle Lune de septembre.
Elle apparaît à nouveau et nous montre que nous ne nous sommes pas encore complètement engagés.
Une part de nous vit encore une hésitation existentielle.
Mais qu’est-ce que cela signifie ?
Cela signifie faire confiance à ce que nous sentons, à ce que nous ressentons.
Observer nos impressions.
Observer aussi nos pensées, mais sans être constamment emportés par le mental.
Nous pouvons prendre l’image d’une girouette.
La girouette, c’est notre mental.
Et pourquoi tourne-t-elle ?
À cause du vent.
Sans vent, la girouette cesse de tourner.
Lorsque nous cessons de nourrir certaines pensées, elles peuvent progressivement se calmer.
Nous avons besoin d’apprendre à calmer et à orienter nos pensées dans la direction juste.
II – La Papesse, Tarot de Pierre Madenié, Dijon 1709
La seconde lame majeure, La Papesse, confirme que nous sommes encore dans un temps d’attente, et même de gestation.
La Papesse représente une femme assise, complètement recouverte de vêtements.
Les deux colonnes derrière elle sont elles aussi voilées.
C’est une lame profondément liée :
Associée à L’Amoureux, lame du choix, La Papesse montre que le temps de la décision définitive et de l’engagement n’est pas encore complètement venu.
Quelque chose a encore besoin de mûrir. Nous vivons un temps de préparation.
La Papesse s’associe dans le tirage au Deux de Bâton.
Ensemble, ces deux cartes expriment quelque chose de profond qui a besoin de poursuivre sa gestation.
Rien ne doit être forcé.
La maturation fait partie du chemin.
Tarot de Pierre Madenié, Dijon 1709
Ce mois d’octobre prendra son temps.
Il ne semble pas annoncer de coup d’éclat ni d’avancée spectaculaire.
Nous nous mettons plutôt à l’écoute :
Et nous nous accordons du temps pour laisser tout cela mûrir en silence.
« Le mouvement est calme, progressif, mais quelque chose prend forme. »
Les deux lames majeures donnent la profondeur du travail intérieur.
Les trois lames suivantes montrent comment ce travail s’incarne progressivement.
L’Amoureux :
écouter le choix qui se présente.
La Papesse :
laisser mûrir intérieurement.
Le Valet de Deniers :
expérimenter et apprendre.
Le Deux de Bâton :
laisser l’énergie se réguler et se préparer.
L’As de Deniers :
permettre à quelque chose de devenir concret.
Nous sommes pleinement dans la continuité du mois précédent.
Quelque chose s’est transformé.
Maintenant, nous bâtissons patiemment les fondations.
Il ne s’agit pas encore de courir.
Il s’agit d’écouter, de préparer et d’ancrer.
Vendredi 2 octobre, nous célébrerons la fête des anges gardiens.
Dans Impression d’infini, nous essaierons d’accueillir leur présence lumineuse par une prière personnelle et par l’écoute d’une prière de Thérèse de Lisieux adressée à son ange gardien quelques mois avant sa mort.
Thérèse de Lisieux, dont nous célébrons aujourd’hui la fête.
« Je n’ai pas besoin de forcer une décision.
J’écoute ce qui se présente.
Je laisse le choix mûrir.
J’apprends à reconnaître ce qui vient du cœur.
Et peu à peu, quelque chose prend forme dans la matière. »
Merci de votre écoute.
Restons à l’écoute.
Prema