Par Nitaï Gaurasundara Das
Mercredi 7 octobre 2026
Bienvenue à toutes et à tous en ce mercredi 7 octobre 2026.
Alors cette fois, on ne va pas commenter la semaine qui vient de passer, semaine plutôt troublée, égrenée de violences, de manifestations et de toutes sortes de commentaires aussi un peu difficiles, mais on va parler plutôt d’un événement à venir.
Et il s’agit d’un festival du film indien, du cinéma indien à Paris, qui aura lieu du 9 au 13 octobre 2026. Il s’agit en fait de la quatrième édition.
Et l’organisateur de ce festival, Shayan Sharkar, qui va présenter ces films au Club de l’Étoile et au cinéma Majestic Passy, a programmé cette année des films qui sont intéressants à un niveau spirituel.
Deux particulièrement : Studios of Devotion, un film de Gautam Ghosh, qui va être d’abord projeté en dehors du cadre du festival au Centre culturel Vivekananda, le samedi 10 octobre à 17 heures, et puis qui sera ensuite projeté au Club de l’Étoile le dimanche 11 à 18 heures.
Alors ça, c’est un film, Studios of Devotion, qui est produit par MOSA, Museum of Sacred Arts, dont le fondateur est un ami personnel qui s’appelle Martin Gurvich.
Et c’est un film qui explore la nature de la dévotion dans l’art, l’art indien précisément, à travers la peinture, la sculpture, dans ses formes les plus pures.
Donc, c’est un film très intéressant et qui nous montre vraiment comment l’art dévotionnel, non seulement est connu depuis très, très longtemps en Inde, comment il relie l’artiste, en fait, au divin, et comment aussi il permet de relier les êtres entre eux à travers les différentes cultures.
Alors, ce sera suivi à 20 heures d’une présentation d’une personne assez connue, Robert Cory, qui sera membre du jury de ce festival du film et qui était, en fait, le dernier producteur de l’artiste Leonard Cohen, décédé il y a quelques années.
Alors là, il doit faire une présentation sur les Védas et la spectaculaire renaissance de la carrière de Leonard Cohen à 72 ans.
Chose intéressante, d’ailleurs, j’ai appris que Leonard Cohen avait passé plusieurs années dans des monastères tibétains et particulièrement aussi en Inde, dans des ashrams.
Et suite à cela, il a effectivement redémarré sa carrière après plusieurs années passées en Inde.
Et donc, c’est de cela que va nous parler Robert Cory.
Alors, il y a d’autres films, bien sûr, que vous pouvez trouver sur différents réseaux sociaux, Instagram, particulièrement Facebook, qui parlent de ce festival, Gange sur Seine.
Il y a particulièrement un film sur la nourriture de l’Inde, le mardi 13 au Majestic Passy.
Alors celui-là, ce sont des Français qui ont voyagé à travers l’Inde et qui essaient de montrer le pays à travers sa cuisine, à travers sa gastronomie.
Bon, il y sera question aussi d’Ayurvéda, de castes, d’émancipation des femmes. Enfin, c’est assez intéressant aussi.
Et donc, le deuxième film… Là, je vous ai parlé du premier film qui paraît très intéressant au niveau spirituel.
Et puis le deuxième, c’est un film qui s’appelle Jagan, qui va être projeté le lundi 12 octobre à 14 h 30 au Majestic Passy.
Alors là, l’organisateur de ce festival, Shayan Sharkar, m’a approché pour faire l’introduction de ce film et j’ai donc eu le privilège de le voir en avant-première.
Alors, c’est assez original parce qu’il s’agit, en fait, de l’histoire d’un homme, en Orissa, vous voyez, dans la campagne d’Orissa, un adulte qui est atteint d’autisme.
Alors évidemment, il est qualifié de fou dans son village d’Orissa, par la famille, par les voisins.
Il n’a aucun soutien médical.
Il subit la violence d’un frère qui n’accepte pas du tout son autisme.
Mais malgré ça, ce Jagan, il est très, très résilient et, en fait, il est touché par la grâce.
Alors, il s’épanouit particulièrement dans des rassemblements de villageois qui font des kirtans, des chants collectifs devant leur petit temple de Jagannath.
Et là, en chantant le MahÄmantra, Hare Krishna, il change complètement.
Il se révèle vraiment un autre être.
On le voit sourire, il est complètement en dehors de son autisme.
Alors, c’est un film qui est très intéressant, qui nous montre le pouvoir holistique des mantras, plus particulièrement du MahÄmantra dans ce film.
Et, bien sûr, aussi d’autres mantras.
Comme, par exemple, on a vu cette semaine aussi comment le Hanuman Chalisa avait été récité par l’aviateur indien qui s’est fait attaquer par son copilote en plein vol, alors qu’il avait 170 passagers derrière dans son avion.
Et voilà. Il a été poignardé, il a pu ouvrir la porte du cockpit.
Et bon, après, l’attaquant a été neutralisé.
Mais voilà, cet aviateur a survécu et l’une des premières choses qu’il a dites à son Premier ministre indien, Modi, c’est qu’il récitait le Hanuman Chalisa avant cette attaque et qu’il attribue le fait qu’il ait survécu à cela.
Donc voilà, c’est un film, Jagan, qui nous montre vraiment la capacité des mantras, particulièrement le MahÄmantra, à aller bien au-delà de l’enveloppe corporelle d’un individu qui, voilà, est autiste pour la vie.
Pas de possibilité d’être soigné de cela.
Mais par contre, voilà, de s’élever au-delà du corps et d’atteindre un niveau, finalement, d’une sorte de béatitude intérieure grâce au MahÄmantra.
Alors voilà, bien sûr, je vous encourage à venir voir ces films si vous êtes libres.
Évidemment, Jagan, c’est à 14 h 30, le lundi.
Studios of Devotion, c’est plutôt le dimanche 11 à 18 heures, donc au Club de l’Étoile.
Alors que Jagan, c’est au Majestic Passy.
Si vous êtes présents là-bas, à Jagan, spécialement le lundi, j’y serai également.
Je serais heureux de vous rencontrer.
À travers l’image, l’art, le chant et le mantra,
le cinéma peut lui aussi devenir un lieu de rencontre avec le spirituel.
À la semaine prochaine.
À bientôt.